BOOMKER BLUE DE LA CRIQUE DU FLOJULE DIT KAYZER

BOOMKER BLUE DE LA CRIQUE DU FLOJULE DIT KAYZER
KAYZER
née le:14/12/2006
robe:bleu
pere:aix démon blue 2 de la crique du flojule
mere:volcane
grand pere coté paternel:the tiger 1 blue de la crique du flojule...

KAYZER EST DISPO POUR SAILLIE

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 17:37

Modifié le mercredi 23 juillet 2008 19:47

L HISTOIRE DE L'AMSTAFF

L HISTOIRE DE L'AMSTAFF
Reconnu en 1936 par l'americain Kennel Club, l'american stafforshire terrier se nommait à cette époque stafforshire terrier. c'est justement pour ne pas le confondre avec son cousin anglais, le stafforshire bull-terrier, qu'il fut rebaptisé en 1972. il fallait que la race se différencie, qu'elle trouve enfin son identité.
le parcours fut long, et d'autant plus difficile que ses ancetres trainent derrière eux une réputation de chiens de combat. des arènes aux concours de beauté, il fallut la persévérance d'éleveurs passionné,respectueux de la cynophilie officielle et soucieuxde selectionner des sujets équilibrés tout en conservant des caractéristiques physiques précises, pour que la race acquière ses lettres de noblesse.
Mais de nos jours encore, les vieux démons subsistent, nourris du feu de certains médias en quête de sensationnel. une question de mode dont les premières victimes sont les chiens. d'autres ont connu des parcours similaires. il n'y a qu'à se souvenir de la réputationdu berger allemand ou encore celle du doberman il y a quelques années.
l'american stafforshire tarrier mange son pain noir et doit attendre son tour.pour mieux comprendre cette réputation sulfureuse et pour redonner à l'amstaff la place qu'il mérite, il faut se replonger quelques siècles en arrière.
des reproductions en témoignent : des chiens sont utilisés pour des combats contre des rats depuis la fin du 18ème siècle. la règle du jeu est simple : le chien doit tuer le maximum de rats en un minimum de temps.
il existe d'autres combats, plus cruels et plus contreversés. il s'agit de ceux au cours desquels les chiens s'affrontent avec des animaux sauvages. des bulldogs sont en effet utilisés dans le cadre de combats de taureaux. ce sport baptisé bull baiting rencontre un vif succès en angleterre. on retrouve la trace de ces jeux de le 11ème siècle, au 14ème siècle ou encore au 17ème siècle. les combats sont d'une rare cruauté. les chiens à fortes mâchoires sont recherchés car celles ci leur permettent de continuer à respirer sans lâcher prise.le taureau est généralement attaché par une chaine a un pieu.les chiens quant a eux sont en liberté et cherche a saisir l animal a la gorge.les chiens les plus faibles ou les plus maladroits se font encorner ou malmener.le chien qui parvient a térasser le taureau est élu vainqueur.Bien entendu ces combats ont leur détracteurs.Des ligues de défense animale voient tout cela d un mauvais oeil .En 1835 le parlement britanique comdamne enfin ces pratiques.Avec la publication de l human act les blood sports (sport de sang) sont interdits.L éffet éscompté n est pourtant pas obtenu.Paradoxalement on assiste a un dévellopement des combats entre chiens (qui éxistaient déja par ailleurs.).Un accroissement qui s'explique en partie par le fait que ces combatssont plus faciles à organiser dans la clandestinité. Il est en effet moins difficile de faire s'affronter des chiens entre eux que de mettre en scene des taureaux ou des ours. Comme auparavant les paris vont bon train et l'ambiance est toujours la même : enfumée et arrosée. Ces combats ne conviennent pas très bien aux bulldogs, qui ne s'y montrent pas très adaptés. La vitesse , la ténacité leur font défaut.Certains parleront même de l'intelligence. Des éleveurs entreprennent donc de croiser leurs chiens avec des terriers qui ont fait leurs preuves dans la chasse des rats et autres mustélidés dans les rat killing matches. Les croisements sont des plus variés. les bulldogs sont croisés avec des fox, des black and tan terriers, des english white, irish.... On les dénomme alors bull and terriers. Mais le nom peut varier selon les régions. Ainsi, ils sont baptisés "half and half" "pit bull terrier" ou encore "pit dog". Pit en anglais signifie "fosse" et fait allusion à l'arène dans laquelle combattait les chiens.

Le milieu du 19ème siècle voit les bull and terriers s'homogéneiser quelque peu. Mais leur destination est toujours le combat, et rare sont les sujets qui sont présentés dans les concours de beauté. L'année 1860 marque un tournant, avant la création d'une race bull-terrier par James Hinks, un éleveur. Ses chiens sont élégants.Mais ils subissent les railleries des détracteurs de cette race nouvelle. Certains lui reproche sa robe blanche immaculée, d'autres pensent que James Hinksn'a fait que créer une race de salon dégénéré. Quels chiens ont été utilisés pour parvenir à ce type?
on ne le sait pas vraiment. certains s'accordent à dire qu'il y a de l'apport d'english white terrier, de dalmatien, de fox hound et de greyhound.
L'éleveur, las de subir les moqueries et les reproches, décide un beau jour d'y répondre, en engageant l'une des ses chiennes dans un combats de chiens. En remportant ce défi "haut la patte", la chienne permet au bull-terrier d'acquérir ses lettres de noblesse. D'autant que, le lendemain de ce combat, elle remportait un concours de beauté. Légende ou réalité?
C'est en tout cas à partir de cette époque que l'on peut commencer à parler de sélection.
Il apparait qu'il existait déjà dans le même temps, dans la région du stafforshire, une variété homogène de bull and terrier; ils étaient réputés pour leur force et leur courage. Leur utilisation ne se cantonnait pas aux combats.Ces chiens étaient également appréciées pour leur capacité à monter la garde, à protéger les biens et les personnes et à chasser les nuisibles Les caractéristiques sont fixées, et la reconnaissance du stafforshire bull-terrier par le Kennel Club anglais intervient en 1935.
En 1935, la race est inscrite au livre des origines. Les effectifs explosent littéralement en Angleterre, où ce chien est très en vogue : de 349 sujets en 1939, on est passé à 2792 en 1979. On lui trouve des qualités extraordinaires ; il est même surnommé "nanny dog" la nounou des enfants.
De nombreux stafforshire bull-terrier sont exportés aux Etats-Unis. Les échanges commerciaux entre le nouveau monde et l'Angleterre sont intenses dans la secondes partie de 19ème siècle. Aux cotés des stafforshire cohabitent d'autres chiens, parmi lesquels le blue paul terrier, un chien originaire de Glosgow, ce qui a donné lieu à des croisements.
La sélection se fonde toujours davantage sur les aptitudes des chiens à combattre que sur la morphologie proprement dite.Ces chiens sont baptisés pit-bulls ou encore pitbull terriers. Il sont utilisés dans le cadre de combats entre chiens, mais également pour la chasse aux grands gibiers, ou pour la garde des personnes et des troupeaux. En 1898, l'United Kennel Club, une association qui n'a rien d'officiel et qui n'a pas de rapport avec l'American Kennel Club appartenant à la FCI ( fédération cynologique internationnal), officialise la race ; elle prend le nom d'american pitbull terrier. La race devient très populaire.

# Posté le lundi 21 juillet 2008 14:20

Modifié le mercredi 23 juillet 2008 19:45

LE CARACTERE DE L AM'STAFF

LE CARACTERE DE L AM'STAFF
L am'staff est un chien qui a du caractère ce qui signifie nullement quil soit agréssif ou vindicatif.Des éxpèriences quil vivra lorsquil il n est q un chiot a l éducation que lui donnera son maitre se forgera le tempérament d un chien sans histoire en tout point équilibré.

Un chien équilibré et loyal L am'staff est vraimen bien loin de l image que certains peuvent s en faire ou en donner! Bien sur il est impréssionnant,et il ne se déstine pa a monsieur Tout le monde.Mais avec un peu d expèrience,ou bien encore en se faisant aider par un club,pour les moins surs des maitres,il est tout a fait possible de mener a bien l éducation de ce chien au caractère affirmé,mais très équilibré.
Bon gardien,compagnon fiable,loyal et sans faille,il sintegre parfaitement a la cellule familiale,et d autant mieux si elle comptent des enfants.Ces derniers ne doivent pas etre une cause d inquiétude ou de doute pour les acquéreurs potentiels. Protecteur et joueur avec les petits, l'amstaff demande simplement à etre respecté et à ce que soit canalisée , au besoin, la fougue dont il peut faire preuve. Car il a de la force, ne l'oublions pas, et lors d'une partie de jeu,il peut fort bien bousculer un petit sans avoir de mauvaises intentions meme si certains amstaff savent se modérer en de telles circonstances.
La règle d'or qui s'applique aussi bien à lui qu'a tous les autres chiens, meme ceux de petites races, est de ne jamais laisser seul un enfant en compagnie d'un chien.Les codes de communication sont si différents que le chien peut percevoir comme une agression ce que l'enfant pense etre un appel au jeu, par exemple. Dès l'instant que la surveillance est mise en place, l'amstaff s'intégrera parfaitement à la famille, reconnaissant le chef de meute et les autres membres, chacun à des degrés divers.

L'amstaff serait meme du genre un peu pot de colle!! en tout cas, il a besoin de partager la vie de son foyer, d'être avec sa famille. Très calin , l'amstaff n'est pas le dernier pour les léchouilles et marque d'affection en tout genre. C'est un chien cordial et joyeux, sous ses airs de gros dur!! dynamique, il peut aussi etre pantouflard si le coeur lui en dit. En tout cas, il sait se faire oublier. Il peut etre discret à l'extérieur, là où on l'autorise à accompagner ses maitres.
si l'amstaff est réputé pour etre un bon gardien, c'est d'abord sur son aspect dissuasif qu'il faudra miser, sans chercher à exacerber chez lui une notion de protection.Son physique n est pas des plus encourageants pour les intrus qui tenteraient de venir fouler son térritoire.les aboiements sont chez lui distillés a bon escient et, sauf exception, on ne peut pas dire quil fasse partie es chiens bruyants.La ou l amstaff peut surprendre ceux qui on des a priori, c est qu il n est jamais agréssif envers les inconnus.Il se fie en fait a son maitre.Mis en confiance,l amstaff est du genre a venir spontanément se faire carésser ou faire la fète.Il est meme des amstaff qui de l aveu de leur maitres, seraient capable de suivre les premiers venus. Gare donc aux vols de chiens qui sont encore d actualités et plus fréquent qu on pourrait le penser.

Avec les autres chiens

L amstaff a bien des défauts? Pas tant que cela, n en déplaise a ceux qui ne voient en lui q une brute sanguinaire!! Il est dominant et les males entres eux ont parfois du mal a cohabitersans heurts. Mais est ce véritablement un défaut, puisque cela est dans la nature et qu'il partage ce trait avec d'autres race. Notons qu'il existe là aussi des amstaff qui ne sont absolument pas belliqueux entre eux ; on ne peut donc pas généraliser. C'est une question de lignées, de socialisation et d'éducation.... une savante alchimie faite d'amour, de patience, de fermeté, sans injustice, ni brutalité, dans son éducation qui permet ce résultat. L'amstaff est suffisamment intelligent et aime obeir à son maitre; cette réceptivité facilite son apprentissage des bonnes manières.

# Posté le lundi 21 juillet 2008 14:21

Modifié le mercredi 23 juillet 2008 19:43

TORKISH DE LA CRIQUE DU FLOJULE

TORKISH DE LA CRIQUE DU FLOJULE

Les diverses réactions de comportementalistes de CAD face aux morsures de chiens "dits dangereux" dans l'actualité de tous ces derniers mois

1° Vincent Pfeiffer: Qu'est-ce qui rend les chiens dangereux ?
2° Rodolphe Frege: Il faut arrêter!
3° Michel Quertainmont: Morsures de chiens : sortir du flou ambiant !
4° Laurence Bruder-Sergent: Suite aux morsures gravissimes de chiens sur des enfants
5° Danièle Mirat: Le Rottweiler... un chien dangereux ?


1° Qu'est-ce qui rend les chiens dangereux ?
Définir des lois et prendre des mesures contre les attaques de chiens est aujourd'hui nécessaire. Pourquoi justement aujourd'hui, puisque statistiquement, le nombre de morsures sur humain n'a pas augmenté ? Dans les milieux cynophiles, on pointe du doigt les médias, mais chacun le sait : casser le thermomètre n'a jamais fait baisser la fièvre. Expression chère aux journalistes, même si leur rôle dans la pertinence des textes passés et futurs est pourtant indéniable.
Pourquoi maintenant, et pourquoi les chiens attaquent-ils des humains ?
Premièrement parce que la place du chien dans notre société et dans notre vie a changé. Il vit de plus en plus au c½ur de notre quotidien, fait partie de la famille. C'est un fait, mais pas forcément une bonne chose.
A ce propos, éthologues et sociologues pointent certains détails de l'évolution de notre environnement avec beaucoup de perspicacité : la simple évolution du chauffage central, permettant de laisser les portes ouvertes partout à l'intérieur de nos habitations... Un détail qui n'en est peut être pas un pour le chien contemporain, qui a déjà du mal à rester à sa place de chien, et respecté dans son animalité.
Le chien, quelque soit sa race, est un loup modifié artificiellement. Il garde son équipement et une partie de son fonctionnement de prédateur carnivore, des codes sociaux du loup.
On ne peut pas reprocher à un animal sauvage de vivre sa nature, mais on peut cependant reprocher à l'homme d'avoir sélectionné et créé des races pour le spectacle de combat (les chiens de type « bull » destinés à combattre contre des taureaux), la guerre, ou une forme de chasse contre-nature où on instrumentalise les capacité de prédation du chien contre des espèces auxquelles il n'aurait jamais dû se mesurer : jaguar pour le dogue argentin, lion pour le Rhodésian Ridgeback, ours pour le chien de Carélie, etc. C'est dangereux, reconnaissons-le.
Des ces animaux, sur des centaines de générations, on a sélectionné les plus résistants à la douleur, les plus téméraires (suicidaires), les plus grosses mâchoires, mais aussi amputé d'une partie de l'héritage communicatif du loup si sociable : les chiens de combat ne s'arrêteront jamais aux signes de soumission de l'autre et iront jusqu'à la mort, ce qui est profondément contre nature, mais bien plus spectaculaire pour les parieurs !
D'ailleurs sur les lignées les plus poussées en sélection sur l'agressivité, la nature dit stop : la reproduction ne peut plus se faire, la femelle n'accepte plus le mâle, n'allaite pas ou tue ses chiots. Ce phénomène extrême ne s'est encore observé que sur certaines lignées de bull-terriers.
Vous savez déjà qu'un chien ne naît pas dangereux, mais qu'il le devient. Que, certes, un Rottweiller fait plus de dégâts en mordant qu'un caniche, mais que les plus mordeurs ne sont pas ceux qu'on croit.
Au travers des races dites « dangereuses », on paie aujourd'hui le prix de cette sélection. En considérant en général le chien comme un « outil de compagnie », on nie la sélection de milliers d'années à des tâches aussi variées que la conduite de troupeau, la protection des territoires, la chasse, le combat... Cela peut parfois exister avec succès, mais finalement, utiliser un chien de chasse capable de courir une centaine de kilomètre par jour, ou un American Staffordshire terrier comme nounou, c'est aussi absurde que de faire la cuisine avec une kalachnikov.
Voilà pour l'inné.
Et maintenant l'acquis
Dans ce domaine encore, on joue avec le feu. Je souris lorsque j'entends les projets de loi gouvernementaux proposant de passer un « permis chien » dans les clubs canins associatifs. Sur ces mêmes terrains où on fait presque toujours mordre des chiens sur des humains. « Apprendre à contrôler la morsure en s'amusant disent les pour ». Mais si ce n'est réellement qu'un jeu proprement dit, pourquoi justement faut-il un « homme d'attaque », et pourquoi est-ce si tabou qu'un maître « joue » à faire mordre son chien sur lui-même ? Pas si anodin sûrement, et il y aurait encore beaucoup à dire.
D'ailleurs, comment être sûr de ce que font les adeptes de ces enseignements ? Apprendre à mordre fortement et fermement en gueule, à prendre l'initiative d'attaquer, faire disparaître la phase de menace (grognements, postures, découverte des dents, pilo-érection etc.), mais aussi trouver le plaisir et l'apaisement dans la morsure... Il y a là quelque chose d'inquiétant. On est pourtant ici dans un cadre légal, ouvert à de simples particuliers, sans forme de sélection, et personne ne s'en indigne. Les détenteurs d'armes à feu et du tir sportif ont le même discours : « pratiquer pour mieux contrôler ». Chacun voit midi à sa porte (les chasseurs ne se vantent-ils pas d'entretenir la faune et la flore des espaces naturels ?) On connaît les chiffres en matière de tragique utilisation de ces armes... la comparaison avec le chien, il n'y a qu'un pas.
Ce nous montrent les médias : d'une part des maîtres faisant des erreurs aux conséquences gravissimes. Dans le cadre familial ou à l'extérieur, les carences de socialisation, les conditions d'élevage désastreuses, l'absence de cadre et de repères ; il manque, il manque : cette autorité (qui fait aussi défaut dans d'autres domaines), les connaissances de base d'une espèce animale qu'on héberge sous son toit, et une ligne de conduite de tous les membres de la famille, enfants compris !
Encore moins joli, les « vedettes » de ces faits divers sont aussi des propriétaires souvent bien conscients de ce qu'ils font en organisant à grande échelle l'élevage, le dressage et l'entraînement de chiens-armes, dont la violence n'a comme limite que la folie de leur propriétaire. Passeurs de drogue, boucliers servant à assurer la garde sur les lieux de trafics divers, combattant de l'arène, il est maintenant dangereusement naïf de croire que ces délinquants seront plus lents à s'adapter que nos vieux législateurs. La catégorisation des races proprement dites (qui passe par leur identification) ne sera pas d'un grand secours contre cette violence et ces maltraitances.
Le bilan de ce texte, c'est que j'ai tiré à boulets rouges sur une grande variété de catégories sociales et ça ne me réjouis pas du tout. Les attaques de chiens : un phénomène de société, il faut bien le reconnaître, ça ne facilite pas la tâche.
La répression est nécessaire dans un second temps, mais lorsque dans notre refuge Spa par exemple, on voit les motifs d'abandon d'un chien, on se doute que les motifs de leur acquisition furent sûrement au moins aussi farfelus.
Informer à tout âge de ce qu'est un chien, écouter et conseiller, c'est ce qu'on peut attendre de ceux qui veillent à la santé publique. Pour les maîtres, se remettre en question, accepter les conseils et respecter toujours et encore plus les autres (toutes espèces confondues), ça ressemble à un v½ux pieux.
Mais peut être le cercle vertueux n'est-il pas si loin ?
Vincent Pfeiffer Comportementaliste
Site: http:/www.pfeiffer-comportementaliste.com
Retour accueil Retour activités
2°: Il faut arrêter ! ...
Il faut arrêter de dire que les Rottweilers et autres pitbulls sont des chiens méchants et le labrador, golden retriever des chiens gentils. L'un est chien de garde, l'autre chien de famille. Je sais que les gens aiment bien mettre les individus (chiens ou humains !!) dans des tiroirs, des catégories, des castes....Il n'y a pas de chiens méchants ou gentils, un chien est UN CHIEN !
Il faut arrêter de généraliser !! Les plus gros mordeurs sont les petits car bien souvent leurs propriétaires estiment qu'ils n'ont pas besoin d'éducation. Bonjour les petites terreurs type terriers, Yorks, Caniches, Jack Russels etc... (non pas que je sois contre les chiens de petite taille, au contraire). J'entends déjà dire, « oui mais ça ne fait pas de dégâts les petits » ; pourtant, un doigt cassé ou d'autres dégâts au visage ne sont pas négligeables... surtout face à des enfants !

Et si l'on parle de gros gabarits, savez-vous que les plus gros mordeurs sont des bergers allemands, des labradors, et des goldens retrievers ?

Forcément un vendeur vous dit : « c'est un chien gentil, destiné pour une famille avec des enfants... pourquoi encadrer ce chien, il est préréglé ...». Que de bêtises !
Autre élément qui fait hurler à chaque fois que l'on parle de morsure, quelle que soit la race du toutou incriminé. Les médias nous montrent des Rotts que l'on appelle pitbulls, ou des Am'staffs que l'on appelle pitbulls, voir Rottweilers... un grand n'importe quoi géré par des gens qui n 'y connaissent rien et qui ne prennent pas la peine de retransmettre l'information dans sa totalité.
Pourquoi ne demande-t-on pas aux vrais spécialistes, professionnels du chien : comportementalistes, éducateurs, vétérinaires, toiletteurs, promeneurs etc.... pour discuter de sujets relatifs aux chiens !
Chien méchant ?
Un chien est UN CHIEN qui a son propre vécu et donc ses propres manières de réagir.
Il n'y a pas de races plus agressives que d'autres, il n'y a pas de gênes de l'agressivité, tout dépend du maître et donc, de la manière dont l'individu traite le chien.
Petit rappel : les fameux pitbulls sont également de gros nounours, ce sont des molosses donc naturellement ils sont câlins, pots de colle, et surveillent leur petite famille ; des vrais chiens de berger (comme le Rottweiler). Les chiens de combat n'ont plus grand chose à voir avec un chien, vu la manière dont ils ont été traités dès qu'ils étaient chiots : séparés de leur mère, enfermés dans le noir, tabassés au point que tout du monde extérieur devient ennemi, au point que les signaux de menaces et la séquence classique comportementale de la menace disparaissent pour laisser la place à une morsure instrumentalisée. Vous feriez pareil en traitant un enfant humain de la même manière, vous obtiendriez un petit sauvageon ... j'entends hurler...
En Bref, si on ne dresse pas les Pit-Bulls et autres Rottweilers de façon particulière, ce sont les mêmes chiens que les autres.
La morsure – L'agression
Un chien ne mord pas sans raison et rarement sans prévenir. Avant de mordre le chien va exprimer sa menace :
· Je grogne, j'ai divers rictus, je suis tendu : cela veut dire recul car je ne veux pas de toi ici, je suis chez moi ou tout simplement tu me fais peur donc recule !
· Je passe à l'acte, oui, je mords (au passage il n'y a rien de plus naturel pour un chien que le fait de mordre, il ne peux se défendre a coups de poings ou vous envoyer son avocat !). Donc je mords, mais il y a morsure et morsure. Le chien va, la plupart du temps, mordre une fois pour vous faire reculer.
Les enfants
"Le chien et l'enfant" est un sujet qui pourrait être développé dans un livre. En gros le chien ne respecte pas l'enfant comme il respecte l'adulte. Il le considère à la limite comme un chiot et va plus avoir tendance à le protéger. Mais, face à un chien, un enfant n'a pas tous les droits pour autant.
Nous demandons à nos chiens de supporter leurs congénères, les autres animaux, (alors que nous même entre humain, il est rarement facile de se supporter) et la vie avec les humains, qui implique des horaires, une distribution de nourriture, des nuits imposés.
Il ne faut pas laisser les enfants avec un ou des chiens adultes ! Il y a plusieurs raisons : l'enfant est bien souvent un petit tyran qui a besoin de tester son pouvoir, sa force et dans ce cas, le chien a ses limites, il supporte jusqu'à un certain niveau. Bien souvent le chien va préférer partir, mais le pire est à craindre si l'enfant le poursuit ! Fréquemment, l'enfant interprète la vision des dents du chien qui menace comme un sourire. L à encore il y a maldonne...
Les parents doivent apprendre aux enfants à ne pas s'approcher d'un chien qu'ils ne connaissent pas, à ne pas le déranger lorsqu'il dort, mange ou se bagarre avec un autre chien. Ne pas lui faire mal non plus.
Plutôt que de montrer certaines races du doigt et de vouloir les exterminer, il serait plus judicieux d'éduquer les gens. Un chien ne vous prendra jamais en traite, il s'exprimera avec ses codes avant de passer à l'acte, mais voilà l'homme croit tout savoir car il a eu des chiens a ses cotés depuis la nuit des temps et pourtant.... Il serait temps de les respecter pour ce qu'ils sont : DES CHIENS !
Si l'on suit la logique de ces gens voulant euthanasier ces races de chiens: s'il y avait plusieurs agressions de la part de personnes blondes aux yeux bleus, il y aurait fichage et extermination des blonds aux yeux bleus. De même, la plupart des violeurs sont des hommes, donc si on suit la logique il faudrait euthanasier tous les hommes... à bon entendeur.
Ce n'est pas en éradiquant certaines races que l'on réglera le problème des morsures en France. Le nombre de chiens ne cesse d'augmenter et ce n'est que la communication et la sensibilisation des propriétaires à l'éducation qui pourra faire évoluer les choses.

L'actualité : on ne parle pas beaucoup des maîtres...
Le chien est fait, construit par son maître et pourtant lorsque l'on parle des agressions on ne parle jamais des maîtres. Pourquoi ?
On a bien parlé de chiens qui se jettent sur des personnes qui sonnent à la porte. Que fait le maître ? Trop de chiens dans les quartiers passent leur vie, enfermés dans une pièce où la tension monte, c'est normal, ce n'est pas une vie ! Que font les maîtres ?
On entend aussi que si un comportement suspect est signalé au préfet, l'animal pourra être euthanasié... Un peu rapide surtout lorsque l'on connaît les guerres de voisinage.
N'a t-on pas déjà vu l'euthanasie du 2ème chien d'une famille où seul un chien avait mordu... trop facile, trop aléatoire.
Il est clair qu'on ne peut laisser divaguer un chien, c'est dangereux pour lui et pour les humains, je pense par exemple aux accidents de voiture... mais de là à extrapoler en interdisant certaines races... je ne vois pas le rapport.
Un chien est UN CHIEN, on a vu les modes des chiens mordeurs changer, avant on se méfiait du berger allemand, puis du fox terrier, puis le malinois et maintenant les molosses. J'entends parler de races de combat, de chiens dangereux... et pourtant on ne cesse de rappeler que c'est son éducation, son dressage qui rend un chien apte au combat, qui rend un chien agressif ou non. Naturellement, un chien ne sera pas agressif, mais si on lui apprend à l'être, forcément il obéit, de même s'il passe sa vie enfermé et n'est pas correctement sociabilisé, ses rapports avec ses congénères ou avec les humains risquent d'être plus tendus, par manque d'habitude et par peur.
Les propriétaires doivent respecter les besoins de l'animal, l'éduquer, le socialiser, faire son bonheur en le sortant, en jouant avec lui, etc... et non en l'enfermant à longueur de journée, en l'empêchant à avoir tout contact avec humain ou chien.
C'est l'homme qu'il faut éduquer avant de vouloir prendre des mesures aussi intransigeantes envers nos animaux qui naissent avec l'innocence d'un enfant.
Rodolphe Frege Comportementaliste
E-mail r.frege@voila.fr
Retour accueil Retour activités
3°: Morsures de chiens : sortir du flou ambiant !
Mieux comprendre et mieux gérer les échanges Homme/Chien
dans la rencontre de deux représentations du monde bien peu semblables
La plupart des personnes mordues par un chien, le sont par un animal connu, celui de la famille, ou celui de l'entourage proche (parents, voisins, amis, etc.) Ce sont les enfants qui en sont malheureusement les premières victimes, aussi les plus gravement atteintes. C'est probablement le domaine où l'anthropomorphisme (c-à-d l'attribution de réactions humaines à l'animal) amène les conséquences les plus sévères, voire les plus dramatiques. Pas question pour moi d'excuser ou d'amoindrir l'impact émotionnel de ces accidents, mais simplement le souci d'éclairer le public de manière préventive.
Quelle part d'intentionnalité ?

D'abord, faut-il le définir, il n'est pas intentionnel pour le chien de causer dommage à autrui, sauf s'il a été dressé par l'homme dans ce but. Et ce dressage n'est pas seulement le fait de marginaux ou de délinquants puisque les particuliers peuvent exercer leur animal « au mordant » dans certaines structures de type « club », où il est appelé « sportif », pour justifier cette pratique et rassurer le public sans doute.

D'autre part, la croyance que certaines races seraient à l'origine des accidents est bien peu représentative devant les statistiques (qui sont pourtant les éléments objectifs des agressions). En effet, les diverses études menées localement ou nationalement montrent que les races en question (« dangereuses ») se placent bien en deçà du pourcentage constaté de morsures par des sujets issus de races dites « non-dangereuses ».

La rencontre de deux représentations du monde

Ensuite, l'idée initiale d'éduquer un chien comme on la présente habituellement est trompeuse, car elle laisse penser aux propriétaires, comme aux non propriétaires ou au législateur, qu'il est possible d'inculquer un savoir-vivre à l'animal. C'est donc lui qui est en cause, de manière isolée et c'est lui qui doit être formé à "pouvoir bien se tenir" en société. Une fois « éduqué », le propriétaire croit que son animal est capable de censurer ses réponses comportementales au profit de valeurs sociales... balises propres au monde des humains, et donc inaccessibles pour lui.

Les conduites agressives chez le chien ne sont rien sans le contexte (aussi et surtout relationnel) dans lequel elles surviennent, ceci s'appliquant aussi à d'autres comportements.

Elles sont une réactivité individuelle (rien à voir avec une race ou un type de chien donc) à une situation particulière. Les réactions peuvent être directes et immédiatement liées au contexte, comme par exemple une réaction à la douleur, à une proximité inquiétante, ou à une impossibilité de fuir devant ce qui dérange.

Mais par ailleurs, elles peuvent aussi être l'aboutissement d'une somme de « petites » situations à peine perceptibles à celui ou celle qui n'a pas la compréhension et la sensibilité à les distinguer. C'est évidemment de ces dernières que l'on entend le plus souvent parler, car elles sont perçues comme soudaines et non annoncées. On peut voir celles-ci comme une accumulation de tensions qui au fil du temps ne peuvent plus être contenues et se libèrent à un moment inattendu (nous connaissons tous l'expression populaire de la goutte qui fait déborder le vase).

C'est en menant une analyse approfondie, avec l'aide d'un comportementaliste* spécialisé dans les relations entre l'humain et l'animal (sans attendre, donc dès l'apparition des premiers signaux inquiétants), que l'on peut faire émerger LES causes de cette réponse comportementale là, de cet individu là, à ce moment-là, et en direction de cette personne là. Car il est en effet bien rare de constater une cause unique à la réaction du canidé domestique.

On perçoit de manière évidente, la prévalence que constitue la situation individuelle sur le prétendu « réservoir agressif » que l'on souhaite attribuer au chien en général.

Pour mieux comprendre de telles réactions individuelles, et les jauger avec une plus grande précision, il n'est pas superflu de s'intéresser au monde perceptif (umwelt) du chien, au répertoire comportemental de l'espèce, à la régulation de ses émotions, et enfin à cette situation si particulière de l'étroite cohabitation de l'Homme et du Chien.

Tout propriétaire, futur propriétaire, ou non-propriétaire devrait être sensibilisé à une telle cohabitation en bonne intelligence. Sans doute la meilleure façon de mieux sécuriser tous les échanges.

* spécialiste de la relation qui unit l'Homme et l'animal familier dans tout ce qu'elle
peut être influente sur les comportements normaux de celui-ci.

Michel Quertainmont Comportementaliste
Site: http://comportementaliste-mq.com
Retour accueil Retour activités
4°: Suite aux morsures gravissimes de chiens sur des enfants
Chaque année, approximativement à la même période surviennent de tels drames. On en parle beaucoup moins aux saisons froides que lors des beaux jours. Il est alors possible de faire la relation entre la météorologie propice aux sorties, la détente qui fait se relâcher la vigilance, les promenades plus fréquentes des chiens mais aussi les activités extérieures des enfants.
Peut-on vraiment parler d'accident ou s'agit-il d'une combinaison de différents facteurs favorisant la survenue de tels drames ?
Un animal qui a passé de longs mois confiné avec de courtes promenades sanitaires se retrouve avec une bonne dose d'énergie à décharger. Si pour couronner le tout, la personne qui promène le chien ne sait pas comment le contrôler, les accidents sont vite arrivés. Ajoutons à cela le caractère parfois belliqueux ou instable de certains chiens que leurs maîtres n'ont pas travaillé à corriger, et tout concoure à créer un problème.
Pourquoi certaines races attaquent plus que d'autres ?
Certains chiens sont d'un tempérament beaucoup plus réactif que d'autres. Alors qu'un bon gros pépère au caractère calme ne perdra pas son flegme facilement, d'autres bondissent à la moindre tension.
Parmi certaines classes de chiens, il en est à surveiller de près, tout autant que les molosses montrés du doigt ces temps-ci. Les terriers par exemple. Ou les chiens de garde. Ou les bergers. Ou les retrievers. Ou les primitifs (husky et autre). Eux aussi peuvent être nerveux, fatigués, stressés. Tous les chiens sont susceptibles, un jour, de mordre quelqu'un.
Il est rassurant de cataloguer des individus, mais si nous transposons aux humains la théorie de la loi sur les chiens dits dangereux : serait-il acceptable de dire que certaines « races » d'humains sont plus dangereuses que d'autres ? Non évidemment, il n'est pas envisageable de réduire ainsi des êtres vivants. On ne s'est pourtant pas gêné pour le faire pour les chiens. Certes les molosses sont plus puissants que les petits chiens, mais l'agressivité n'est pas proportionnelle au volume de l'animal !
La différence entre une morsure commise par tous ces chiens réside dans plusieurs éléments : la force de la mâchoire (entre un yorkshire et un saint Bernard, il est aisé de savoir lequel commettra le plus de dégâts), dans le caractère de base du chien (s'il est de nature à s'énerver facilement par exemple), mais surtout, de l'éducation qu'il aura reçu depuis sa naissance.
Un chien qui n'a pas été préparé très tôt à un maximum de stimulations risque, un jour, d'avoir une réaction de peur, voire d'agressivité.
Je rappelle que face à une peur, un être vivant va devoir trouver une adaptation : s'enfuir (certains chiens savent parfaitement s'échapper lorsqu'ils ressentent un inconfort), s'immobiliser en attendant que le danger passe (il s'agit plutôt de l'attitude des reptiles), et si aucune de ces possibilités n'est envisageable, il n'y a plus que la solution d'agresser.
Donc en cas de peur, si votre chien est d'un fort tempérament, il y a de fortes chances qu'il choisisse d'attaquer plutôt que de s'enfuir.
Quant à l'agressivité exacerbée de certains individus, elle peut être provoquée par l'irresponsabilité des propriétaires qui n'ont pas mesuré le danger potentiel que représentent leurs chiens ou qui la provoquent sciemment ! Dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 13 juin 2006, un jeune homme annonce fièrement qu'il a frappé son chien pour le rendre plus agressif. Est-ce le chien qu'il faut blâmer ou le maître (absolument pas maître, justement !) irresponsable ?
On comprend aussi l'importance du travail de celui qui fait naître des chiots : il devrait être obligatoire de les sociabiliser au plus tôt et de les éduquer au mieux. A deux mois déjà (l'âge légal de vente d'un chien) les petits ont déjà acquis un minimum de connaissances et plus le temps passe, plus leur potentiel d'acquisition de nouveaux apprentissages diminue. S'ils sont privés de stimulations dès leur plus jeune âge et s'ils ne sont pas éduqués correctement, alors en effet, on peut s'inquiéter de ce qu'ils deviendront.
Comment savoir si votre chien peut mordre quelqu'un un jour ?
Un chien psychologiquement stable n'attaquera pas sans avoir donné d'avertissements préalables, même si ces signes n'ont pas immédiatement précédé la morsure.
Si votre chien a déjà eu des attitudes violentes, s'il a déjà grogné, montré les dents, pincé ou mordu, ne négligez pas ces signes.
Il vous a donné des indications que vous ne devez pas ignorer.
Un chien peut menacer et avoir raison de menacer. Il est plutôt bon signe que l'animal prévienne avant de mordre car s'il attaque sans qu'on s'y attende, c'est terriblement dangereux, il peut aller jusqu'à tuer et vous n'aurez rien compris à ce qui s'est passé.
Il est donc de votre responsabilité de ne pas ignorer ses faiblesses et d'agir en conséquence.
Si vous avez un doute quant au potentiel de votre chien, parlez-en à des spécialistes, pas à votre voisin ! Vous avez besoin d'informations fiables, venant de professionnels avertis et compétents. Vous leur expliquerez ce que vous avez constaté et ils pourront vous aider à y voir plus clair, et agir avec vous si c'est utile. Plusieurs alternatives peuvent se présenter : certains chiens auront besoin d'être dressés, certains maîtres éduqués à savoir réagir de manière adéquate, et parfois il faudra travailler sur des peurs ciblées pour habituer le chien à ne pas perdre son calme lorsqu'il est confronté à une situation qu'il ne connaît pas.
D'autre part, il est inutile de se voiler la face, certains chiens seront trop instables pour que l'on puisse se permettre de courir un quelconque risque. Si le vôtre est concerné, vous devez lui mettre une muselière pour protéger vos proches et vos concitoyens.
Lorsque l'on veut comprendre ce qui s'est passé dans les cas de ces morsures
Il convient de s'interroger sur différents points pour bien en cerner les caractéristiques :
le chien avait-il déjà côtoyé des enfants ?
comment leur rencontre s'était-elle passée ?
connaissait-il celui qu'il a mordu ?
où l'accident a t-il eu lieu ? le chien connaît-il ce lieu ?
que faisait l'enfant au moment de la morsure ? a-t-il parlé au chien ?
le chien avait-il donné des signes d'agressivité au préalable (le jour même ou n'importe quand précédemment, même un an avant) ?
avait-il été dressé à l'attaque ?
avait-il été éduqué comme chien de compagnie ?
quel a été le programme de la journée du chien ? qu'avait-il fait avant ? était-il fatigué, tendu, stressé ?
qui le promenait ? Etait-ce son maître, une personne connue de lui ? Etait-ce la première fois que cette personne s'occupait de lui ?
le chien a-t-il un caractère fort ? son maître sait-il le contrôler ?
y avait-il de la nourriture sur place ?
L'objectif de cet article n'est pas d'excuser les chiens mordeurs, mais de comprendre ce qui a pu amener un animal à choisir cette attitude extrême plutôt qu'une autre. C'est vrai, les amstaff, rottweiler et autres ont un potentiel d'attaque énorme. Il est facile de les transformer en armes, et même si un petit nombre d'entre eux deviennent dangereux tous seuls, la plupart a bénéficié de l'aide (volontaire ou non) d'un humain pour le devenir.
Plutôt que d'interdire, pourquoi ne pas obliger les propriétaires à prendre des cours pour apprendre à contrôler leurs animaux ?
Laurence Bruder-Sergent Comportementaliste
Site: http://www.comportement-canin.com
Retour accueil Retour activités
5°: Le Rottweiler... un chien dangereux ?
Cette question qui devient vite une affirmation populaire, est aussi vraie que fausse... !
Vraie : parce que les Rottweilers sont des chiens, et que tout chien peut représenter un danger potentiel.
Fausse : parce que l'on ne peut considérer TOUS les chiens d'une même race comme dangereux, sous le prétexte que quelques-uns parmi eux, le sont.
Confondre tous les individus d'un groupe, ne plus voir chacun avec sa personnalité et ses caractéristiques propres est un réflexe pernicieux. Il conduit à des abus de langage et de conduite, ou même jusqu'au vote de lois abusives.
Un Rottweiler peut sûrement être considéré comme potentiellement dangereux (comme tout chien de puissante morphologie) si tout n'a pas été mis en ½uvre dès son plus jeune âge, pour le préparer à la vie en société.
Eleveurs sérieux et acquéreurs exigeants peuvent donc s'entendre sur ce point, pour que la race qu'ils apprécient ne soit pas celle qui défraie la chronique, en ne vendant pas à n'importe qui pour les uns, et n'achetant pas n'importe quoi pour les autres. Et c'est aux pouvoirs publics de s'attaquer aux trafics de chiens sans origine et à ceux qui ensuite, font usage de chiens-armes.
Pour minorer les risques de conduites agressives
Un Rottweiler équilibré, c'est-à-dire sans peurs démesurées ni surexcitabilité vis à vis de son environnement, est le résultat des divers façonnements successifs dont il a été l'objet, depuis son plus jeune âge à l'élevage et jusqu'à sa maturité.
Les efforts conjugués des éleveurs et des acquéreurs, aidés par les différents professionnels que sont les vétérinaires, les comportementalistes et les éducateurs canins, sont parfaitement capables de limiter au maximum les risques de conduites agressives d'un molosse, dont les morsures causent les plus graves lésions.
La peur, la douleur, la surprise, une expérience antérieure traumatique, une mauvaise organisation des relations avec ses maîtres... sont autant de raisons (parfois ajoutées) pouvant conduire un chien à mordre. Et puisque tout le monde est concerné, cherchons à prévenir...
La prévention, c'est en 3 points :
Assurer au chiot de bonnes conditions de développement précoce à l'élevage, avec une soigneuse socialisation aux 2 espèces (canine et humaine).
Dès l'acquisition du chiot, charge est à ses propriétaires de poursuivre, étendre et renforcer cette socialisation entamée à l'élevage, et jusqu'à la maturité du Rott (environ 2 ans)
Offrir au chien des conditions de vie respectueuses des besoins propres à son espèce, le tout avec un constant souci d'observation de la loi de 1999 (même si l'on ne la considère pas pertinente... !)
Socialisation à sa propre espèce
Une mère équilibrée qui vit dans un élevage où les reproducteurs cohabitent paisiblement, fait faire à ses petits en interaction avec elle (si sa portée lui est laissée minimum 8 pleines semaines) les premiers acquis des rituels de salutations, de soumission, de dominance, d'invitation au jeu, avec l'auto contrôle de leur énergie et l'inhibition de leur morsure. A l'inverse, une génitrice peu sociable, anxieuse et peureuse éduquera mal ses chiots.
Les petits apprennent aussi à communiquer « chien » pacifiquement, en évoluant chez l'éleveur avec des congénères adultes qui s'apprécient (ou même en les regardant évoluer). Ils se familiarisent avec les postures, les mimiques, les vocalises régissant la communication.
Inversement, en contact avec des congénères adultes agités, aboyeurs ou en conflits permanents, les chiots sont en quelque sorte « préparés » à être agités et aboyeurs aussi, mordilleurs à l'excès et potentiellement agressifs.
Le « modèle » que représentent ces manières d'être en relation entre chiens, façonne des timides plus émotifs, des déterminés encore plus dominants, des agités encore plus difficiles à contrôler.
Faute donc d'une bonne socialisation à ses congénères, un chiot Rott sera mal assuré avec eux, ou certains d'entre eux, notamment ceux de morphologies différentes de la sienne. Ne sachant pas bien communiquer avec les chiens, il les agressera par peur ou se fera agresser lui-même par sa méconnaissance des codes sociaux canins.
Socialisation aux humains
Une bonne qualité des échanges sociaux entre les éleveurs et leurs chiens, retentit positivement sur les chiots, qui tels les adultes reproducteurs, seront naturellement confiants dans l'être humain. Cette une parfaite socialisation des chiots à l'espèce humaine qui se prépare, si tous les contacts et soins des personnes qui les entourent, sont respectueux des petits. Plus tard, ceux-ci seront prêts à des rencontres aisées avec d'autres êtres humains, qui a priori ne seront pas à redouter.
A l'inverse faute de cette bonne imprégnation, le chiot craindra les humains (ou certains profils d'entre eux) et voudra les éviter ou limiter leur approche voire même la repousser (avec des menaces type grognements ou aboiements, suivies de morsures si ses menaces ne font pas reculer).
Les enfants en particulier, sont un des profils humains auquel tout chiot Rott doit absolument être familiarisé dès son plus jeune âge (entre sa 3è et sa 10è semaine). Proposer de temps en temps à l'élevage, la proximité de bambins d'âges différents, habitue les chiots aux gestuelles et vocalises enfantines qui ne l'effrayeront pas, quand il en rencontrera plus tard dans sa famille ou dans la rue.
L'élevage en très grand nombre et en boxes isolés ne permet pas une socialisation optimum aux congénères comme aux humains. Donc pour partir du bon pied, pas question d'acheter un petit Rott sans aller s'enquérir sur place, de toutes les bonnes conditions de développement précoce.
Renforcer les acquis
Dès l'acquisition du chiot, charge est aux acquéreurs de parfaire sa socialisation entamée à l'élevage, et ce jusqu'à l'âge adulte.
La confrontation précoce et progressive avec la vie urbaine, les rencontres de congénères avec ou sans laisse et d'humains petits et grands, à pied, à vélo ou autre, familiarise le chiot à tout ce qui petit à petit va devenir son ordinaire.
C'est surtout la nouveauté qui fait peur et qui peut faire réagir un chien agressivement. C'est donc dans des rencontres positives avec le plus grand registre racial possible (humain et canin) que l'on prépare son petit Rott à une meilleure tolérance future, vis-à-vis des situations les plus diverses et singulières.
Cohabitation et respect de la loi
Un Rott (comme tout chien d'ailleurs) a besoin de règles de vie pour cohabiter avec ses maîtres, et la plus élémentaire étant sûrement d'être à l'initiative de toute interaction avec lui. Si ce chien peut recevoir réponse à ses propres demandes (de caresses, de jeux ou de sorties), je doute qu'il soit facile d'obtenir ensuite (et cohérent d'exiger !) réponse de sa part aux ordres de ses propriétaires.
La mise en place précoce de la bonne manière de conduire la relation avec un tel chien, augure de son équilibre psychique et comportemental et de sa fiabilité en général.
Minorer les tensions relationnelles et contraintes sur le chien, est l'objectif du comportementaliste pour ceux qui font appel à lui, et qui ne veulent pas seulement dresser leur animal.
Autre élémentaire règle avec un Rott, est celle de respecter la loi telle qu'elle est.
L'obligation de tenir en laisse et museler ce chien en promenade dans les lieux public doit être respectée par tous, pour ne pas prêter le flanc aux détracteurs de la race.
Cette loi est ainsi, on la connaît avant d'acquérir un tel chien, et ne pas en respecter les termes retentit négativement sur tous les propriétaires sérieux et responsables.
Pour les mêmes raisons, la possession d'un Rott oblige à clôturer sérieusement chez soi (si l'on dispose d'un jardin). Pas de divagation, ainsi pas de risque que n'importe qui dans la rue, fasse n'importe quoi avec le chien !
Pour le bonheur du Rott, il ne peut pas y avoir d'éleveurs « amateurs » pas plus qu'il ne peut y avoir d'acquéreurs « amateurs »... et qu'on se le dise !
A noter :
Toutes ces remarques et conseils sont valables pour n'importe quel chien d'une race ou d'une autre (molosses et autres chiens de grandes morphologies bien évidemment... en tout premier lieu !)
Danièle Mirat Comportementaliste

# Posté le mardi 22 juillet 2008 22:14

Modifié le dimanche 27 juillet 2008 23:37

THE TIGER 1 BLUE DE LA CRIQUE DU FLOJULE C EST LE GRAND PERE DE KAYZER CHAMPION DE SERBIE ET DE MONTENEGRO ELITE A....

THE TIGER 1 BLUE DE LA CRIQUE DU FLOJULE       C EST LE GRAND PERE DE KAYZER CHAMPION DE SERBIE ET DE MONTENEGRO ELITE A....

L'American Staffordshire Terrier...un chien dangereux ?


Les politiciens ont catalogué les American Staffordshire Terrier en chiens de deuxième catégorie...chiens susceptibles d'être dangereux...Mais quel chien n'est pas susceptible...de mordre un jour où l'autre ?
Les politiciens ne sont pas cynophiles, n'ont aucune compétence en comportement canin, en élevage, en reproduction, en génétique, en obéissance, en sports canins...et ils se permettent de pondre des lois sur le sujet !

Souvenez-vous de ces chiens dangereux qui ont défrayés la chronique il y a déjà pas mal d'années...
J'ai toujours vécue avec des chiens dits dangereux, à la réputation de chien tueur, et...ho ! MIRACLE ! Je suis toujours en vie...
Gigolo, Doberman mâle, m'a accueillit à ma naissance, fut ma nounou, jusqu'à la folie d'une femme qui fut internée pour troubles psychiatriques...ma "grand-mère" venait de tuer mon premier chien...Puis Arthur, mâle Berger Allemand...m'a beaucoup appris, fut mon confident, et supportait...bien plus qu'il n'était censé le faire en tant que Chien...Pour couronner le tout, je vis aujourd'hui avec un éventuel tueur d'enfants, de grand-mères, de chiens...

Mais n'avez-vous jamais entendu parler de deux teckels qui ont déchiqueté un bébé en l'absence des parents, d'un labrador qui mordu au visage la petite fille de la famille qui ne voulait que jouer avec lui...de tous ces accidents de "gentils" toutous, qui ont parfois coûté la vie d'un Être Humain ? Bizarrement, jamais aucune loi n'a été pondu contre ces races...Je peux vous présenter un labrador mâle de 4 ans, castré, qui lui, est un véritable danger, et qui a mordu à plusieurs reprises les enfants du quartier qui jouaient...pourtant, lui, n'a pas été euthanasié ! Pour le connaître, il ne fait aucun doute que son comportement est dû à la mauvaise éducation et à l'absence de socialisation de ce chien ! Le premier amstaff qui oserait montrer les dents serait abattu sur place...

Tout chien de toute race, de tout croisement, est susceptible de mordre un jour...Par l'incapacité de l'Homme à reconnaître ce qu'il est : UN ANIMAL ! Un animal n'est pas une machine que l'on peut programmer à sa guise : il y a des choses que l'on ne peut paramétrer. Il ne sera jamais possible de prévoir la totalité des réactions d'un animal, qu'il soit sauvage ou domestiqué.

Non, il n'existe pas de gêne de l'agressivité...Les chiots amstaffs naissent comme n'importe quel autre chiot : INNOCENTS.
Non, l'American Staffordshire Terrier n'est pas plus dangereux qu'un autre chien...les dégâts que peut effectuer un Yorkshire sur un très jeune enfant peuvent être atroces si le chien est au niveau du visage (ce qui est souvent le cas)...
Un chien ne mord JAMAIS sans raison, mais toujours pas réponse à une agression, à une irritation, à une peur, à de nombreux phénomènes que les humains ne semblent pas vouloir comprendre...et parfois même par un comportement anormal induit par l'Homme qui aura mis le chien en position de Chef...Tout chef de meute remet les membres soumis de la meute en place quand ils transgressent un interdit !

Comme tout chien de toute race, de toute taille, de tout poids...dans de bonnes conditions d'élevages, avec de bons parents, une bonne socialisation, une bonne éducation, l'American Staffordshire Terrier n'est qu'un chien FANTASTIQUE...

Je ne souhaites à aucun détracteur de molosses de tomber un jour dans une avalanche, l'éboulement d'une falaise, l'effondrement d'une maison, d'être coincé dans un incendie...car oui, les American Staffordshire Terrier sont utilisés en chiens de secours...il y a même un American Pit Bull Terrier qui est chien d'avalanche ! Alors...une question : est-ce que vous préférez vivre et être sauvé, ou préférez-vous qu'on vous laisse mourir dans d'atroces souffrances à cause de votre idiotie ? Peut-être devrions-nous, en respect pour nos chiens, ne pas sauver les anti-chiens ?

SEUL LE MAITRE FAIT LE CHIEN, le chien ne fait que ce qu'on lui apprend (un chien de cirque n'est pas surdoué, il ne fait que répéter des exercices qu'on lui a apprit)...Les petits caïds de cités qui sont dans des situations bien malheureuses ont pris de tels chiens pour se faire remarquer, imposer leur loi, essayer de se donner une estime à travers leur chien (mon chien est le plus fort de la cité, donc je suis le plus fort de la cité...). Mais n'oubliez pas que près de 4000 amstaffs naissent en France chaque année, sans compter les importations...

Comment se fait-il que lors des Nationales d'Elevages où les chiens de types bulls avoisinent les 200 à 300 chiens, il n'y ait pas de mort, comment se fait-il que certains propriétaires, de plus en plus nombreux qui plus est, pratiquent l'agility ou l'obéissance avec leur amstaff ? Pourtant, selon les politiciens, les médias, ce sont de véritables monstres indomptables !

Pourquoi punir le chien qui n'a pas la parole, alors que c'est le maître le responsable ??? Depuis quand un chien demande à ne pas être en règle ? Depuis quand un chien dit "Hey mon gars, tu m'emmène faire un combat ce soir ?"...

Un American Staffordshire Terrier est bien moins dangereux qu'une personne qui conduit et téléphone en même temps et percutera peut-être la petite voiture d'une famille bien tranquille et fera 3 orphelins, qu'un alcoolique qui tuera peut-être sa famille en rentrant chez lui, qu'un drogué qui attaquera peut-être une pauvre petite mamie pour lui piquer son sac, qu'un dealer qui revendra peut-être un jour une petite dose de cocaïne à votre enfant, qu'un vendeur d'armes sur un traffic parallèle...
Il me semble qu'en France, certaines choses sont bien plus dangereuses qu'un amstaff...à quand l'interdiction du tabac qui fait des milliers de morts par an et coûtent des millions d'Euros à la Sécurité Sociale ???

La loi à été "inventée" pour tenter de rassurer l'opinion public, c'est une loi médiatique en réponse à un problème médiatique. Mais nous, propriétaires des ces fantastiques chiens, nous ne supportons plus que nos chiens servent de boucs émissaires à des politiciens qui ne savent pas gérer les problèmes de leur pays (en 2003, une ville à vu la délinquance augmenter de 17%), et aux médias en mal de profits financiers (un gros titre "Un pitbull attaque une pauvre personne âgée" fait beaucoup plus vendre que "Le pitbull sort la petite fille de 3 mètres de neige après une avalanche"...).

Certains politiciens nous ont offert à une époque leur soutient, j'espère qu'ils ne retourneront pas leur veste...qu'ils donnerons plus de libertés aux bons maîtres dans le respect de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen, ainsi qu'en respect de la Déclaration Universelle des Droits de l'Animal...et que les mauvais propriétaires seront un jour enfin emprisonnés pour longtemps...

Aucun chien n'est plus dangereux qu'un autre...Le plus grand danger reste l'incompétence de l'Homme...

Tiphaine ROFIDAL

# Posté le mardi 22 juillet 2008 22:16

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 10:13